Le rêve m'a emportée très facilement. Les nuages ont laissé place au soleil. Le soleil est entré dans la salle. La salle a pris un tout autre aspect. Les corps se sont réchauffés, les esprits se sont réveillés. L'image de l'été s'est faufillée dans cette salle, les gens se sont défaits de leurs vestes. Les filles ont les épaules découvertes, les garçons ont abandonné leurs sweets. La chaleur entre dans mon coeur, ce que j'imagine ravive ma flamme, l'odeur fictive de l'été anime ma main. Une vague de couleurs, une vague de soleil, une vague de souvenirs anime ma plume. Un paysage se retrouve bizarrement sur ma feuille. Un petit nuage arrive, le soleil commence à s'endormir mon esprit divague à nouveau, l'été est toujours présent. Je me rappelle des soirées au bord de l'eau, le soleil se couchant, près d'un barbecue, des rires, des secrets, du bonheur. L'élément perturbateur arrive. Le monsieur il s'amuse, il se croit dans le désert du Sahara, lunettes, voile et grand sourire. Il serait peut être temps d'arrêter de rêver, la dissertation ne se fera pas toute seule, le crayon n'est pas un être humain, il ne peut pas marcher seul. Mais pourquoi Paul Eluard a-t-il eu l'idée de dire que le poète est engagé dans son temps et qu'il guide l'homme au combat ? J'aurais bien aimé le savoir ...
