Un soir, en "pré-automne", plus exactement le Samedi 17 Septembre 2005, nous fêtions plus ou moins les 10 ans du bar. Une soirée comme je les aime, avec des rires, de l'ambiance, et même un strip-tease improvisé avec une coupe de pétanque pour cadeau! Ma rentrée en 3eme s'était bien passée, la vie était belle, tout allait bien. Comme tout le temps, Mister Lulu nous avait apporté tous ses gadgets. A cette époque, le scanner fonctionnait super bien, nous entendions tout. Nous avons donc passé la soirée à écouter la police, les pompiers, les ambulances, les téléphones, les avions, j'en passe et des meilleurs. La ville d'Angers était calme, comme pendant n'importe quelle soirée de septembre (enfin pas pendant les accroches-coeurs :p). En fait, je ne me rappelle plus exactement ce qui se passait, c'est assez flou dans mon esprit, mais ce que je n'oublierai jamais s'est produit sur les coups de 22h. Nous nous trouvions sur le trottoir, la soirée touchait à sa fin, nous nous préparions à aller au restaurant.
"Charlie 36, nous avons un problème. Une dame nous a contacté, elle se trouve dans votre secteur. A vous.
- Ici, Charlie 36, nous vous écoutons Lincoln 9. Terminé.
- Merci Charlie 36, donc, une femme vient de nous appeler, nous n'avons pas trop compris ce qu'il se passait, mais elle nous a dit qu'elle allait se réfugier rue Ma****-Ec***. Terminé.
- Ici Charlie 36, nous y sommes, pouvez-vous nous détailler l'adresse ? A vous.
- Oui Charlie 36, cette femme nous a dit qu'elle allait se réfugier chez Mademoiselle H***** L****, 5* rue de la M*****-E****. Tenez nous au courant.
- Merci Lincoln 9, nous vous tenons au courant. Terminé."
Et là, mon coeur battait à 1000 à l'heure. Du haut de mes 14 piges, j'avais peur pour la personne que j'admirais profondément. Ben oui, cette dame, complètement inconnue, allait se réfugier chez mon soleil ! Et puis là, le ménage du bar était terminé, mon p'tit playboy nous rejoignait sur le trottoir. Lui du haut de ces 12 ans comprenait mal ce qui se passait, il n'avait pas entendu cette conversation de flics. Moi j'étais là, l'oreille accrochée à mon futur scanner, les larmes au yeux, le coeur s'emballant, en attente d'une nouvelle, et du pourquoi du comment. Mais, il était l'heure de filer au restaurant, et de l'intérieur de la voiture, nous étions trop loin des ondes de la police, et je n'ai jamais su le fin mot de cette histtoire. Je voulais lui en parler, à elle, mais ce que j'ai fait était quand même illégal, et puis bon, je ne la connaissais pas assez. J'lui ai écrit au moins 3 lettres pour lui en parler, mais je n'en ai envoyée aucune...